David Tétard
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J'ai toujours rêvé d'être un groupe de rock... (2010)
« j'ai toujours rêvé d'être un groupe de rock », ce titre évoque autant le passé que l'avenir de David Tétard.
En effet, après trois album en groupe avec Tétard, en collaboration avec Phillipe Almosnino des Wampas ou Gaetan Roussel de Louise Attaque, voici son nouvel album... en solo !
Alors, qu'est ce que ça change ?
A priori, rien, puisqu'on retrouve toujours ce même « sens des mélodies qui tournent longtemps dans la tête » et toujours ce même « culot détraqué et cette grammaire libérée ». Mais en fait un peu tout, puisqu'après une centaine de concerts avec
Tétard, dont une trentaine de premières parties avec Louise Attaque ou Matmatah, on apprend beaucoup... finalement.
C'est d'ailleurs au détour d'une première partie avec les rockeurs bretons qu'il rencontre Eric Digaire, bassiste du groupe, qui réalisera ce nouvel opus en deux semaines d'immersion totale dans une maison-studio au Cap de la Chèvre, Finistère. Le mot
d'ordre de cet album : « les mots et les mélodies » aller à la source des chansons, sans ambages...
Si les 11 titres penchent très fortement vers de la chanson, la réalisation d'Eric Digaire et la participation active de la chanteuse Cécile Hercule et de Matthieu Peignoux (musicien et complice de longue date) ont participé à l'originalité de cette production qui oscille entre les univers suivants:
-Ballade de cow-boy à dos de dromadaire avec des titres comme « J'ose pas », « I know » ou « Je pense à toi ».
-Du rock-bricolo avec « L'imprudence », « on sait ce qu'on perd », « Faire un tour » ou « Tu sais bien ».
-Deux jolis duos acidulés par la voix de Cécile Hercule : « L'amour passe » et « La beauté du geste »
-Et enfin comme dans tout bon album de chanteur qui ce respecte des chansons pour faire pleurer les filles, « Cécile » et « L'écume des jours ».
Bref, un album rafraîchissant à écouter absolument !
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Faudra faire avec (2007)
inutile de s'embarrasser avec des compositions trop longues, ce qui fait l'efficacité de ce disque n'est autre que le format très court de ses 14 chansons. En 2 minutes et 30 secondes, Tétard apporte la preuve qu'on peut convaincre dans un laps de temps réduit, en exposant une flopée d'instruments - guitare, effet synthétiques, accordéon, basse -, et des textes en béton, qui accordent une large place aux sentiments et aux réflexions sur la condition humaine. Touchant et sensible, Faudra faire avec mérite de figurer en bonne place dans toute bonne discothèque qui se respecte !
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Mes dix doigts (2005)
Tétard nous livre un pur concentré de poésie, servie à la petite cuillère, en toute modestie, saupoudrée d'énergie positive. Les titres s'enchaînent, et nous entraînent dans une danse endiablée, rythmée par des guitares et des paroles mordantes. L'envie de sautiller partout nous gagne, notamment avec "Au bord de l'O", "T'arracher un cheveu", "Les sentiments" et ça fait du bien. Les autres titres sont de jolies ballades, reposantes, rafraîchissantes "Je ne dirais pas nan !", "Je ne vois que toi", "Ronde et pleine", "Le samedi soir", "Encore une fois", "Mes dix doigts". Mention spéciale pour "En attendant" sur lequel la voix d'Anna apporte un soupçon de douceur très agréable.
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12_pures chansons (2002)
Qu'il est doux de se souvenir...
1999... C'est vrai que j'ai commencé tard, 25 ans... Tout fraîchement diplômé... Maîtrise en poche... Alors pourquoi ? Parce que j'avais peur... Peur d'être enfermé dans un bureau... Alors que dans le tiroir du mien il y avait 30 chansons... Hiliho, l'île de Ré... Et puis ses rêves, qu'est ce qu'on en fait de ses rêves ? On les range dans le tiroir de sa poche ?...
Et il y avait Julie, qui eut la bonne idée de me dire sur les bancs de la fac en plein cours de stats, « elle sont bien tes chansons ! »...
50 000 francs plus tard, j'avais enregistré mon premier album... en compagnie de Phillipe Almosnino guitariste des Wampas et Thierry Los des Végomatique... On s'est tout de suite bien entendu, on parlait de Dylan, Richman, Elliott... Une semaine de studio, 12 titres ou presque, une première expérience inoubliable...
Ce premier album m'aura permis de réaliser un rêve de gosse mais aussi d'exister musicalement...
Des chroniques, de Télérama, des Inrock, de Libé, des programmations dans des festivals comme les primeurs de Massy, le printemps de Bourges, les Francofolies, des premières parties de Tarmac entre autres, 4000 cd vendus en autoprod' grâce à une sélection dans la compilation fnac indétendance... Je ne demandais pas tant...
Hiliho : petite chanson genre reggae acoustique, où j'ai pu placer cette idée saugrenue qu'il vaut mieux une bonne branlette qu'une mauvaise baise... Pas mal pour débuter un album et sa « carrière »... Heureusement, ce n'est qu'une chanson et personne n'entrave rien au texte...
Comme un papillon : mon côté rock, celui qui m'a longtemps trituré, comment fait-on du rock en français sur une base de mi-la... Une petite boucle, plutôt novateur pour l'époque, non ?
L'île de Ré : Ma petite chansonnette des bois jolis... Encore une boucle et le xylo de Julie... Un texte simplement simple... Je fais rarement un concert sans jouer cette chanson qui plait aux 7-77 ans...
Laisse bien : difficile d'aimer une fille qui aime les filles, non ??? encore une boucle, et ce mi-majeur qu'utilise si souvent Jonathan ...
Tenter le coup : un petit duo avec Julie, sur une musique ultra folk inspirée d'une rare instru de Dylan, Country pie... Un petit piano saloon pour un texte gainsbourien, « rien que toi, moi, nous », référence quand tu nous tiens.
Malgré mes efforts : C'est cette fois vers le velvet que je regarde... Question texte, outre-manche c'est bardé de « baby i love you,» alors je voulais essayer en français.
Petit animal : Toujours une petite guitare voix, toujours...
Envie : Qui n'a jamais été cocu ? Me jette la première bière... Je n'ai pas été insensible au lapsteel largement utilisé à l'époque par Monsieur Ben Harper que je découvrais...
Eleonore : Rencontrer une Anglaise pure souche, être fan des Beatles, vouloir utiliser un septième dans une chanson...
Qu'à D... : Toujours une guitare voix, dans un album, toujours... Ok, il y en a deux et alors ? J'avais vu cette pub pour une barre chocolatée où le mec rebroussait chemin devant un monastère...
La valse aux adieux : Kundera, Elliott Smith, un trois temps, Elsa qui s'en va...
Près du pôle nord : Enregistrée dans le jardin, parce qu'on avait plus le temps et que j'avais cette chanson...